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 « La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste. » - Hugo. [ Lyxie ]

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MessageSujet: « La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste. » - Hugo. [ Lyxie ]   Dim 24 Fév - 0:40

Solitude.
C'était tout ce dont James avait besoin. Enfin, pas exactement. La seule chose dont il avait besoin, c'était de pouvoir à nouveau serrer Lyxie dans ses bras. L'entendre rire tous les jours à la table de Serdaigle, essayer de la regarder de loin, sans se faire prendre, comme un voleur, était insupportable. Et ils avaient toujours des cours en commun. Pendant lesquels ils s’asseyaient le plus loin possible l’un de l’autre, guettant le premier signe de faiblesse de la part de l’adversaire. Depuis bientôt un mois, James se promettait que, bientôt, il irait la voir.
Il ne le faisait pas.
Sa fierté blessée s’enorgueillissait de résister, de ne pas être la première à céder et à aller s’excuser. Pourtant, James savait que Lyxie était du même genre que lui, et qu’elle ne ferait pas non plus le premier pas. Leur histoire était devenue un combat de tous les instants où le jeune homme devait résister, résister et encore résister pour ne pas courir vers elle et la supplier de l’accepter à nouveau. Ce qu’il ressentait était tellement fort qu’il se demandait comment il faisait pour le supporter.

Un bruit sur sa droite le fit sortir de ses pensées. Le Poufsouffle, sans s’en rendre compte, s’était laissé glisser le long du mur du couloir du deuxième étage, le seul qu’il avait trouvé vide à son arrivée. C’était l’heure du déjeuner, et James pouvait être certain que personne ne viendrait le déranger – ils préféraient tous penser à leur estomac -. Lui-même s’était faufilé dans la Grande Salle avant que la masse des élèves n’arrive, et s’était saisit d’une serviette dans laquelle il avait enveloppé du pain et une pomme. Cela suffirait pour le nourrir jusqu’au copieux repas du soir. Plongé dans ses réflexions, James n’avait pas vu le temps passer, et le bruit qui l’avait fait sursauter n’était qu’une Gryffondor se rendant aux toilettes du deuxième étage – elle lui jeta un coup d’œil curieux en passant -. Le jeune homme ne put s’empêcher de penser que si personne ne stationnait ici pendant les heures de cours ou celles réservées aux repas, c’était à cause – ou grâce – à la présence Mimi Geignarde dans les toilettes des filles. La véritable raison de la mort de cette jeune Serdaigle avait été dévoilée par Harry Potter quelques années auparavant. De savoir qu’un Basilique avait rodé dans l’école pendant la majorité de l’année scolaire, menaçant de tuer les élèves qu’il rencontrait, avait littéralement pétrifié – c’est le cas de le dire – James. Il n’avait alors que onze ans, et son devoir de paraître sans peur et téméraire – il était un garçon après tout ! – avait faillit ne pas être rempli cette année là. Les neuf mois qui avaient suivi sa deuxième rentrée à Poudlard, James avait découvert Lyxie. Ils s’étaient rencontrés à la fin de l’année précédente. Par un ami d’ami, ou quelque chose comme ça, il ne se souvenait plus.
Ils ne s’étaient plus quittés dès lors. Et c’était ça qui comptait.
Ce mois sans elle était la plus horrible chose qu’il lui soit jamais arrivé jusqu’à ce jour. James ne se rappelait pas avoir autant souffert de l’absence de quelqu’un, ni de sa propre stupidité, ou de son manque de courage et d’humilité.

L’ouverture d’une porte à l’étage du dessus, suivie de bruissements, de bruits de pas et d’exclamations, lui indiqua qu’il venait de passer une heure à se morfondre sur lui-même, et que le deuxième service de midi venait de commencer. Il n’avait aujourd’hui eu cours que pendant la matinée, et en fin d’après-midi. Pas besoin de bouger donc.
Sauf si…
James poussa un soupir résigné, et ramassa son sac posé à côté de lui en se relevant lentement. Les filles de Poudlard avaient malheureusement pris la mauvaise habitude de se réunir dans les toilettes du deuxième étage – elles avaient conclu un pacte avec Mimi Geignarde, comme quoi elle les laissait tranquille les jours pairs, ou quelque chose dans ce genre – pendant le repas afin de partager tout à leur aise les potins de la matinée.
Adressant un rapide sourire à certaines connaissances – elles semblaient le connaître plus que lui… -, le Poufsouffle se prépara, la mort dans l’âme, à descendre manger plus correctement avec ses condisciples de maison. Ou, peut-être, sortir dans le par cet passer une deuxième heure à ruminer son malheur ? Alors qu’il lui suffisait d’envoyer un hibou à Lyxie afin de lui donner rendez-vous ! Par la barbe de Merlin, on aurait dit un troll timide qui n’arrivait pas à se déclarer à euh… sa trollette.

Le jeune homme ajusta son sac sur son épaule gauche, épousseta la poussière qui s’était accrochée à son uniforme et se prépara à affronter la Grande Salle, où il lui faudrait paraître souriant. Pourquoi les autres ne le laissaient-ils pas tranquilles ? Ses proches avaient compris qu'essayer à tout prix de lui changer les idées ne servirait à rien. Mais cela rendait les autres mal à l'aise qu'il ne soit pas aussi bout-en-train que d'habitude, et ils réagissaient de manière fondamentalement égoïste en essayant de le faire parler pour se sentir importants dans leur rôle de confident.
James releva la tête. Il faudrait bien qu'il aille lui parler un jour.
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Lyxie Littleton

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MessageSujet: Re: « La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste. » - Hugo. [ Lyxie ]   Dim 24 Fév - 22:05

Les cours de sortilèges avaient toujours été l’un des préférés de Lyxie. Déjà par la salle de classe. Spacieuse avec de grandes fenêtres qui laissaient passé la lumière du soleil –du moins quand il y en avait. Et avec un tas de vieux livres poussiéreux et d’objets divers. Cette salle l’avait toujours intrigué, comme le professeur qui enseignait la matière. Et pourtant aujourd’hui, Lyxie n’était pas aussi attentive qu’à son habitude à ce cours. Peut-être car le sort étudier avait déjà été vu lors du dernier cours, mais certaines personnes ne l’ayant pas compris, le professeur avait du reprendre. Ou peut-être car elle avait la tête complètement ailleurs. Un parchemin devant elle, une plume dans la main droite, et les yeux regardant dans la direction du professeur. Rien ne semblait montrer que la jeune fille n’écoutait pas un traître mot de ce qu’il racontait. Et pourtant…
Lyxie se réveilla brutalement de sa léthargie remarquant que son regard s’était perdu dans le paysage d’une de la fenêtre. Elle baissa les yeux pour voir son parchemin vierge de toutes écritures. Ca ne lui ressemblait pas. Essayant de se concentrer sur un cours qu’elle connaissait déjà, sa plume commença à gratter ces mots et ces formules qu’elle avait déjà vus. Elle avait remarqué la lassitude d’autres de ces camarades de Serdaigle qui devait maudire ces Sepentards de ne pas avoir appris leur cours. C’était bien pour cela qu’ils étaient entrain de revoir ce sortilège. Se perdant de nouveau dans ses pensées, elle arrêta de prendre des notes. De toutes façon, elle savait que le professeur ne remarquerait rien. Plongée ainsi dans un monde qui n’avait rien avoir avec l’endroit où elle se trouvait. Elle ne remarqua pas que sa plume continuait à filer sur le parchemin. Sa main gauche vînt se placer près de son oreille pour soutenir sa tête. Ses yeux se posèrent sur la feuille qui commençait à se noircir de dessins en tous genres. Mais Lyxie n’y prêtait aucune attention. Ce n’est que quand la sonnerie retentit pour annoncer la pause déjeuner qu’elle réagit. Elle regarda son parchemin, et resta figée. Comment… Son parchemin n’était pas seulement noirci de petits dessins et d’un début de notes. Au centre, elle y avait inscrit ce à quoi elle essayait de moins penser : James. Elle ne voulut pas en voir plus. La jeune fille froissa rapidement le parchemin, et le mit à la poubelle en sortant de cours. Se n’était pas possible. Depuis peu elle faisait tout pour le chasser de son esprit. Mais son subconscient en avait décidé autrement il fallait croire.

Un peu en retrait, elle suivit ses amis qui se dirigeaient vers la Grande Salle. Son esprit toujours absorbée par ce qu’elle avait écrit sur cette feuille. Mais elle devait l’avouer. James lui manquait. Elle s’efforçait de ne pas penser à lui car cela lui faisait mal, mal de savoir qu’il ne la serrerait plus dans ses bras, mal de ne plus lui avoir parlé depuis un mois. Elle l’avait vu, oui. Les occasions pour aller lui parler ne manquaient pas. Que ce soit dans la Grande Salle, où lors des cours qu’elle partageait avec les Poufsouffles. Ce n’était d’ailleurs pas rare qu’elle l’observe pendant ces heures. Baissant ou détournant rapidement la tête quand lui la relevait. Mais elle n’était pas allée à sa rencontre. Elle ne savait pas quoi lui dire, et les souvenirs de leur rupture étaient encore trop présents. Et elle avait trop de fierté pour faire le premier pas. Ces amis devant elle lui jetaient quelques regards qu’ils essayaient de faire discrets. En temps normal, Lyxie aurait éclaté de rire, et serait aller les rejoindre. Mais elle détestait ce qu’ils étaient entrain de faire. Elle voyait bien que certaine de ces personnes ne comprenait pas, que les autres étaient inquiets. Mais non d’une tripe de dragon ! Pour toute réponse, Lyxie leur adressa un sourire qui se voulait rassurant. Elle accéléra le pas pour se trouver de nouveau à leur hauteur, et prit en route la conversation qu’ils avaient. Et bien qu’elle n’avait pas trop la tête à ça, elle se força à se concentrer sur cette discussion oiseuse sur le cours qu’il venait d’avoir. Seulement elle avait beau réagir dés qu’on lui parlait par un hochement de tête ou par un « hum hum» ou « je suis complètement d’accord », son esprit était toujours ailleurs. En arrivant devant les grandes portes de la Grande Salle, Lyxie s’arrêta. Elle dit à ses amis qu’elle avait oublié un livre en cours d’arithmancie, et qu’elle les rejoindrait plus tard. Sans attendre de réponse de leur part, elle reprit l’escalier qu’elle venait de descendre.

Arrivée au premier étage, elle s’arrêta s’appuyant contre un mur. Son sac tomba par terre, et sa main droite se porta sur son cœur. Elle avait mal. Elle ferma les yeux pour empêcher les larmes de couler. Cela faisait un mois qu’elle se battait contre cela. Qu’elle avait essayer de garder la tête haute. Bon elle s’était un peu apitoyée sur son sort en présence de ses meilleurs amis –d’ailleurs elle en avait un souvenir cuisant. Il n’y avait personne dans les couloirs. Elle savait qu’elle avait peu de temps avant que le premier service se termine et que les élèves arrivent pour se rendre à leur cours. Elle prit une grande inspiration, et rouvrit les yeux. Elle ne pouvait pas faiblir maintenant. Elle se redressa, ramassa son sac et décida d’aller se rafraîchir avant de retrouver ces amis. Elle devinait qu’elle devait avoir une tête de mort-vivant. Et elle ne voulait pas que James la voie comme ça. Il devait lui aussi être dans la Grande Salle avec ces amis… Lyxie avait réussi à mémoriser quelques heures de son emploi du temps, afin de le croiser le moins souvent. C’était assez dur comme ça.

En ruminant ses pensées, Lyxie grimpa les escaliers qui la conduisaient au deuxième étage. Elle espérait que Mimi Geignarde ne serait pas là, ou tout du moins occupée. Elle n’avait pas la moindre envie de raconter sa vie ou de voir ce fantôme. Elle monta rapidement les dernières marches qui la séparait du second palier, tourna à droite dans le couloirs où se trouvait les toilettes, pour se retrouver face à face avec James.

A peine ses yeux se posèrent sur lui qu’elle se figea. Sa première pensée fut qu’il n’était finalement pas dans la Grande Salle, et après son cerveau se mit sur mode pause. Elle n’avait jamais pensé se retrouver seule dans un couloir avec lui. Il y avait au moins mille élèves à Poudlard et il était midi !
Se reprenant rapidement, elle resta immobile à l’observer, se mordant la lèvre inférieur vivement. Elle ne savait pas quoi faire à part le regarder. Il n’avait pas beaucoup changé en un mois, et Lyxie dut se ressaisir pour ne pas craquer aussitôt. Ne savant pas quoi dire, ni quoi faire. Elle resta figée, sa main droite sur la lanière de son sac et sa lèvre inférieure mordue. Elle se sentait idiote, mais elle n’était pas préparée, ou tout simplement pas prête.
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MessageSujet: Re: « La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste. » - Hugo. [ Lyxie ]   Lun 25 Fév - 18:32

... Il faudrait bien qu'il aille lui parler un jour. Ils ne pouvaient pas continuer à s'éviter continuellement pendant les deux ans qu'ils leur restaient à passer à Poudlard. Ils pourraient finir par devenir amis, ou au moins par ne pas se détester et se dire bonjour dans les couloirs.
Non. Non, ce n'était pas possible. Alors même que cette pensée avait surgit dans son esprit, James compris qu'il ne pourrait jamais être ami avec Lyxie. Les sentiments qu'il avait à son égard étaient bien trop forts, bien trop puissants et profonds pour qu'il cesse de l'aimer un jour. Elle était la première chose à laquelle il pensait le matin, et ses difficultés en cours depuis le début de l'année, il savait qu'il pouvait sans se tromper les attribuer à la dispute qu'ils avaient eue dans le Poudlard Express.

Mais il n'arrivait pas à se bouger et à aller la voir. Pourtant, ce n'était pas difficile en soi. L'aborder à la sortie d'un cours, dans la Grande Salle, le matin au petit déjeuner, ou le midi, ou le soir... Les endroits comme les horaires ne manquaient pas. Non, ce qui l'empêchait de se décider, c'était la peur. Et si elle ne ressentait pas la même chose que lui ? Et si elle acceptait très bien le fait qu'ils ne s'embrasseraient plus jamais ? Et si ça lui faisait plaisir qu'ils ne soient plus ensemble ? Et si... Ce monceau de questions qui tourbillonnait sans cesse dans sa tête l'empêchait de se concentrer en cours, et même de dormir certaines nuits.

Le flot des élèves passant devant lui s’était rapidement tarit, le laissant seul dans le couloir désert. James attendit encore quelques instants avant se retourner. S’il prenait le chemin le plus court pour aller à la Grande Salle, il risquait d’y arriver en même temps que tout le monde. Il voulait éviter la foule. Un petit détour par la salle de duel ne prendrait que cinq minutes de plus, et lui permettrait de ne pas avoir à se faufiler parmi les élèves pour arriver jusqu’à la table de Poufsouffle. Se préparant déjà à devoir affronter les regards faussement inquiets de ses camarades de maison, le jeune homme se décida à se mettre en marche vers sa destination finale.

Lyxie.

C’était le seul mot qui lui venait à l’esprit. Pas de stupide et inutile « que faire ? » « que dire ? » ou autre interrogation de toute façon rhétorique. Juste son prénom. Elle était là, au milieu du couloir, les bras ballants, l’air aussi étonnée que lui devait l’être.
James resta là où il était, à la regarder, sans esquisser le moindre geste. Il se reprit rapidement, et presque sans qu’il s’en rende compte, sa main droite plongea dans la poche de son pantalon, où le bracelet que lui avait offert sa grand-mère était soigneusement entreposé, et le manipula nerveusement entre ses doigts. Il avait eu peur de le perdre en agitant sa baguette dans tous les sens en cours de métamorphose, et avait donc préféré l’enlever. Mais ces détails n’étaient pas ceux qui occupaient son esprit alors que Lyxie semblait aussi désemparée que lui.
Comment avaient-ils pu se retrouver tous les deux tous seuls dans le même couloir, au même moment, alors qu’ils n’étaient que deux du millier d’élèves que comptait Poudlard ? Et, surtout, comment en étaient-ils venus au point de ne pas savoir quoi se dire en se voyant pour la première fois après un mois de silence ?

James se rappelait que l’été qui avait suivi leur deuxième année, il l’avait passé à son bureau à écrire des lettres, pas encore passionnées, mais du moins intéressées, et à les envoyer à celle qui n’était alors que son amie. Et les vacances qui les séparaient après qu’ils aient – enfin – pris la décision de sortir ensemble lui apparaissaient comme une véritable torture. Pourquoi n’étaient-ils pas encore dans les bras l’un de l’autre ?


... Salut.


Il était nul. Définitivement à jeter. Sa voix tremblait, et son ton légèrement interrogatif traduisait sa nervosité. Alors que tout en lui le poussait à courir vers elle et la serrer contre lui en lui demandant pardon, tout ce qu’il trouva à faire fut de s’avancer de quelques pas, un sourire à la fois timide, forcé et rempli d’espoir sur les lèvres. Que ressentait-elle ? Le jour de la confrontation semblait être arrivé. Et par hasard...
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MessageSujet: Re: « La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste. » - Hugo. [ Lyxie ]   Dim 9 Mar - 18:51

Elle n’était peut-être pas préparée, pas prête à le revoir, mais ce n’est pas pour autant qu’elle perdit totalement le contrôle d’elle-même. Une demie seconde suivant son immobilisation, son visage trouva un air impassible. Elle ne voulait rien paraître, surtout pas devant lui. Elle savait qu’il la connaissait trop bien, il saurait deviner ce que signifiait la moindre de ces expressions. Et Lyxie ne voulait pas qu’il sache que son cœur s’était arrêté l’espace d’un instant quand elle l’avait vu, elle ne voulait pas qu’il sache, qu’il battait maintenant à une cadence bien trop élevé pour être normale. Et puis elle qui ne voulait pas perdre la face devant lui-même s’ils ne se parlaient pas, elle qui voulait être joli, même si elle ne savait plus ce qu’elle représentait pour lui. Elle se retrouvait là devant lui, avec sûrement la tête d’une mort vivante fraîchement déterrée, les bras ballant. Elle se concentrait pour que les larmes ne lui montent pas aux yeux, pour garder cet air impassible. La séparation était encore plus évidente à ce moment. Jusqu’à ce jour, jamais elle ne s’était retrouvée devant lui sans savoir quoi dire. Et il n’y avait pas que ça en fait. C’était leur plus longue séparation. Le fait qu’ils aient rompu à leur dernière entrevue avait peut-être avoir avec, mais quand même ! Lyxie se souvenait parfaitement de ces vacances qu’elle passait à son bureau une plume à la main, elle se souvenait de ce sentiment quand elle voyait arriver l’une des deux chouettes avec un parchemin. Elle se souvenait aussi de leur dispute. La plus longue avait duré deux jours, le souvenir qu’en avait Lyxie était intact, ainsi que leur retrouvaille. Mais elle avait de grand doute en ce qui concernait celle-là. La voix de James l’a fit sortir de ces pensées. Celle-ci ne devait pas avoir durer plus de quelques secondes, pendant lesquelles ses yeux étaient restés fixer sur lui.

« Salut »

Le simple fait de réentendre sa voix la fit frissonner. Elle sentait son ton hésitant et interrogatif, mais Lyxie ne voulait pas se faire de faux espoir en pensant que c’était pour les mêmes raisons qu’elle-même était si nerveuse. Elle avait du mal à se dire que cela faisait un mois qu’ils n’étaient plus ensemble, un mois qu’elle ne lui avait pas parlé. Qu’est qu’elle avait pu être idiote. Et pourtant, alors qu’elle était face à lui, elle n’y arrivait toujours pas. Elle laissa un moment le silence régner. Bon il fallait qu’elle arrête ! Elle ne pouvait pas continuer ainsi. Laissant tomber son masque impassible, elle se remordit la lèvre inférieure, avant de se décider à parler.

Salut… James.

Elle avait hésité avant de prononcer son prénom. Pourquoi ? Pour la simple raison que ces deux syllabes lui étaient douloureuses. Juste devoir les prononcés, lui avait comme déchiré la gorge, et la brûlait. De plus elle avait senti son ton peu sûr, et sa voix légèrement plus aiguë qu’à la normale. Juste avec deux mots, elle venait de se ramasser, vraiment, elle était bonne pour prendre un mur ! Mais ce n’était pas une surprise pour elle. Lyxie savait pertinemment ce qui l’attendait. Elle n’avait rien oublié de lui, d’eux, ensemble. Et elle ne savait toujours pas quoi faire. Pourquoi était-ce si compliqué ? A peine s’eut-elle posé la question, qu’elle avait déjà la réponse. Sûrement car elle ne savait pas ce que LUI pensait. Ne pouvant plus le fixer ainsi, elle baissa les yeux vers ses chaussures. Elle ne voulait plus penser, elle avait l’impression que cela l’embrouillait plus qu’autre chose…
Son regard toujours fixées sur ses chaussures – très jolies chaussures au passage, c’était des petites ballerines noires vernis, qui allaient à souhait avec son uniforme- elle décida qu’il était tant d’agir. Il fallait bien mettre les choses au clair un jour ou non ? Et bien le destin semblait avoir décidé que se serai aujourd’hui alors… Pleine de bonnes résolutions – du moins surtout celles d’essayer de comprendre ce qui c’était passer, et ce qui allait se passer, Lyxie releva la tête. Elle ouvrit la bouche pour dire quelques choses, mais à peine ses yeux croisèrent ceux de James, qu’elle la ferma. Pourquoi devait-elle agir comme une idiote devant lui ?! Un sourire nerveux apparut sur ses lèvres. L’espace qui la séparait de James était trop grand selon elle, mais elle n’avait pas le courage de faire un pas pour le rétrécir, pas même un petit, de peur de sombrer complètement. Elle remit une mèche derrière son oreille.


Un mois… C’est long, tu ne trouves pas ?

Si Lyxie avait été seule, elle serait littéralement taper la tête contre un mur. Elle se trouvait de plus en plus idiote, mais elle ne pouvait pas ne pas parler. Le silence la stressant encore plus. Du moins pour cette réplique, elle avait retrouvé sa voix normale, ce qui était un progrès par rapport à celle d’avant, et puis il n’y avait eu que quelques secondes de silence entre les deux donc… Lyxie faillit se frapper à ce moment, mais elle se retint, elle devait avoir l’air assez bizarre et idiote comme ça. Autant ne pas en rajouter.
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MessageSujet: Re: « La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste. » - Hugo. [ Lyxie ]   

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